Abakar Sabone et Rakis du MLCJ « je t’aime moi non plus ! »

Publié le par CENTRAFRIQUENLIGNE

Source : La Plume-RCA

En réaction aux dernières attaques de Birao menées par les forces coalisées de la Convention pour la Paix et la Justice (CPJP) et du Mouvement des Libérateurs Centrafricains de la Justice (MLCJ), le capitaine Abakar Sabone leader de cette dernière faction rebelle est sorti de sa réserve pour dénoncer les manœuvres de son lieutenant Moussa Rakis.



Abakar Sabone et Rakis du MLCJ « je t’aime moi non plus ! »

Il a fait part d’une mission du comité de pilotage du programme DDR dans la Vakaga pour sensibiliser les troupes du MLCJ qui étaient émus du message transmis et n’entendent que de déposer rapidement les armes et retourner dans la vie civile.
Il est surpris d’apprendre sur les ondes d’une station internationale que ses troupes et celles de Charles Massi se sont coalisées pour lancer l’attaque de Birao. Comment ne peut-il pas être au courant du projet maléfique de déstabilisation du régime de François Bozizé.
Un jeu de duplicité qui est vite décelé par le pouvoir qui doit se méfier de ses mouvements. Qui sait s’il n’avait pas donné des consignes lors de sa mission à Birao puisqu’au lendemain de la mission effectuée dans cette localité, il y a eu résurgence de violence.
Moussa Rakis membre du comité de pilotage du programme DDR dit ne pas être prêt de déposer les armes qu’il en fait son fonds de commerce. Ses éléments se livrent dans les actions ignobles en instaurant un climat d’insécurité dans les zones sous leur contrôle. Ils entretiennent d’étroites relations avec les braconniers, les coupeurs de route et autres bandits de grand chemin qui écument nos régions pour terroriser la paisible population civile.
Rakis très actif serait sanctionné par le chef de guerre Abakar Sabone mais celui-ci refuse d’obtempérer et continue de prendre le commandement de la rébellion pourtant le MLCJ est l’un des groupes à avoir signé l’accord de paix global de Libreville.
Le double jeu d’Abakar Sabone
Il est inadmissible qu’il s’acoquine avec une CPJP subversive qui refuse toute négociation avec le pouvoir de Bangui. En tout cas, Abakar Sabone doit préciser sa position vis-à-vis de François Bozizé qui n’apprécie pas les gens qui se métamorphosent la nuit pour planter le couteau derrière la nuque. Quoi qu’il dise, il est en partie responsable des affrontements de Birao.
Comment il ne peut pas maitriser ses troupes qui doivent être cantonnées, démobilisées, désarmées et réinsérées dans la vie civile. Ils sont les tentacules de la rébellion de Charles Massi, les jusqu’auboutistes.
Le capitaine a tenté de minimiser, disons, de dramatiser l’affaire en disant que Moussa Rakis est exclu du mouvement et que l’attaque de Birao ne concerne guère ses troupes. Au lieu de donner un signal fort à ses éléments pour que la paix règne dans les cœurs des centrafricains.

Publié dans LE FIL DE L'ACTUALITE

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