Bangui dans l'attente d'un nouveau gouvernement

Publié le par CENTRAFRIQUE EN LIGNE

Le vendredi 18 mars 2011, le Premier Ministre, S.E. Le Professeur Faustin-Archange Touadéra, a présenté la démission de son gouvernement au Président nouvellement investi François Bozizé. La Constitution lui imposait en effet de faire cette démarche dans les 48h suivant l'investiture du nouveau président. Depuis, tout le pays est dans l'attente d'un nouveau gouvernement et les rumeurs les plus folles circulent sur le nom des heureux élus. Une question brûle toutes les lèvres : le Professeur Touadéra, par ailleurs ancien recteur de l'Université de Bangui, va-t-il être reconduit à la Primature ? D'après son bilan, notamment en matière de lutte contre la corruption et de promotion de l'enseignement supérieur, il semblerait que oui. Mais d'autres noms comme celui du Ministre d'Etat à l'Administration Territoriale Jean Willibyro Sako sont évoqués par des sources proches du Palais de la Renaissance. Ce criminologue de formation, plusieurs fois Ministre, Président du Comité National de Lutte contre le SIDA (CNLS), Président de la CEI durant les élections de 2005 et enfin Ambassadeur de la République Centrafricaine à Paris est un Homme d'expérience, unanimement reconnu par ses pairs, même ceux qui s'opposent le plus farouchement au régime. Il apparaît donc un concurrent sérieux au désormais député de Damara, Faustin-Archange Touadéra.

FAUSTIN

Mais ce remaniement gouvernemental soulève de nombreuses questions, d'autant plus que le précédent gouvernement avait été formé à l'issue du Dialogue Politique Inclusif en janvier 2009 avec de nombreux membres issus de l'opposition. A la suite du raz-de-marée électoral de François Bozizé et du parti KNK, quelle place y aura-t-il dans le nouveau gouvernement pour l'opposition modérée (FPP, RDC tendance Grand K...) ? Des Ministres comme Moïse Kotayé, Ambroise Zawa ou Désiré Kolingba seront-ils reconduits à leur poste ? La stratégie de transfuges du MLPC comme André Nalke Dorogo continuera-t-elle à être payante ? Autant d'interrogations qui restent en suspens et qui ne seront résolus qu'avec l'annonce d'un nouveau gouvernement. En attendant, la campagne électorale pour le second tour des législatives monte peu à peu en puissance dans les soixante-dix circonscriptions restant à attribuer lors du scrutin du 26 mars.

Sara Pendéré

Rédaction Centrafrique En Ligne

 

 

Publié dans ACTION GOUVERNEMENTALE

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