Bilan du premier mandat du président Bozizé

Publié le par CENTRAFRIQUENLIGNE

B3Le vendredi 11 juin 2010 s'est terminé le premier mandat constitutionnel de S.E. le Général d'Armée François Bozizé Yangouvonda. Un premier mandat au bilan si flatteur qu'il en appelle irrévocablement un second, tant la République Centrafricaine s'est redressé depuis l'avènement au pouvoir du père de la nation et pacificateur national. En 2003, à la fin de l'ère de Patassé, la République Centrafricaine était en ruines : tissu économique déchiré, situation politique instable, violations arbitraires des droits de l'Homme. Les dix ans de gouvernement du "Barbu national" avait mis le pays de Barthelemy Boganda à genoux. La prise du pouvoir par François Bozizé, ancien chef d'état-major de Patassé, fut donc salutaire pour tous les centrafricains, signifiant la fin d'un interminable purgatoire et l'avénement de temps nouveaux.

Et la majorité des centrafricains ne furent pas déçu par le nouveau deus ex machina de Bangui ; car les réformes misent en place principalement après les élections présidentielles de 2005 furent à la hauteur des espérances des centrafricains, tant sur le plan politique qu'économique :  réalisation du Dialogue Politique Inclusif (DPI) en décembre 2008 qui conduisit à la formation d'un gouvernement d'union nationale, normalisation des relations avec tous les pays de la CEMAC et la communauté internationale, réalisation d'une grande partie de la Réforme des Secteurs de la Sécurité (RSS) qui a conduit à une professionalisation de l'armée centrafricaine, atteinte en juillet 2009 du point d'achèvement de l'initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) permettant une annulation quasi-totale de la dette centrafricaine, salaires payés sans retard aux fonctionnaires, achèvement du processus DDR dans le nord-ouest du pays, embellissement de Bangui, restructuration et privatisation de nombre d'entreprises nationales en perte de vitesse jusqu'alors, mise sur pied d'une charte des investissements afin d'augmenter sensiblement les IDE (investissements directs de l'étranger), création d'un Haut Comité chargé de la Décentralisation afin que Bangui ne soit pas la seule vitrine de la République Centrafricaine, augmentation considérable du trafic aérien sur l'aéroport de Bangui M'Poko.... 

Bref, force est de constater que le premier mandat légal du Président Bozizé fut une réussite et que la République Centrafricaine peut prétendre à sortir dans les années à venir de la queue de peloton des PMA (pays les moins avancés) en matière de développement ainsi que de stabilité politique. Et nous ne pouvons que remercier ici l'Assemblée Nationale, qui, à la quasi-unanimité (excepté cinq députés, moins d'un tiers de l'ensemble des députés d'oppositions) ont prorogé le mandat de l'homme du 15 mars jusqu'à la tenue des prochaines élections générales le 24 octobre 2010, qui verront, nous l'espérons tous, la victoire triomphale d'un homme qui a tant apporté à la République Centrafricaine.

Sarah Pendéré

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