Calixthe Beyala ou l'histoire de la grenouille qui se voyait plus grosse que le boeuf...

Publié le par CENTRAFRIQUENLIGNE

Du 22 au 24 octobre prochain, à Montreux en Suisse, l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) élira son nouveau secrétaire général. Face à Abdou Diouf, l'ancien président de Sénégal, qui brigue un troisième mandat à la tête de l'organisation, la romancière française d'origine camerounaise Calixthe Beyala s'est portée candidate. Une déclaration d'intentions pour le moins surprenante pour cet ancien Grand Prix de l'Académie Française en 1994, car Calixthe Beyala semble pour ainsi dire peu préparée aux joutes politiques et à la gestion d'une organisation du poids de l'OIF, qui regroupe, rappelons-le, les soixante-dix Etats de par le monde ayant le français pour langue officielle.

calixthe-beyala-999-TV-photo-2004.jpgCertes, Calixthe Beyala est une romancière reconnue (auteur notamment de Maman a un amant et d'Assèze l'Africaine) mais aura-t-elle véritablement les moyens de ses ambitions si elle est élue en tant que secrétaire général de l'OIF ? Même si l'espace francophone s'est sensiblement réduit ces dernières décennies, l'OIF regroupe encore 870 millions d'habitants et 200 millions de locuteurs francophones. Le sécrétariat général de cette imposante structure suppose donc d'importantes responsabilités et une expérience hors normes. Sa gouvernance exige une attention de tous les instants et un sens diplomatique des plus développés.

Malheureusement, au vue des multiples déconvenues qui ont jalonné son existence, Calixthe Beyala ne semble pas avoir les épaules pour assumer cette fonction. Outre son incontestable manque d'intelligence politique qui l'a conduite à soutenir les lubies panafricainistes de Kadhafi, nous nous voyons contraints ici de remémorer aux lecteurs la condamnation sans appel pour plagiat de l'écrivaine il y a déjà quelques années. Mais plus récemment, au mois de novembre dernier, le décès de sa mère a encore mis en lumière les aspects les plus sombres de la personnalité de Mme Beyala.

En effet, sa mère, gravement malade, s'était réfugiée dès le mois de septembre en République Centrafricaine chez ses autres enfants, alors qu'elle était abandonnée à son sort par Calixthe Beyala au Cameroun. Ses enfants centrafricains, dont le Colonel Thierry Lengbé (directeur général de la BPSI, garde présidentielle) et Christian Lengbé (Directeur général de Tradex RCA), ont vainement tenté de remettre sur pied leur mère, investissant d'importantes sommes d'argent dans l'achat de médicaments. A l'heure de sa mort, toute sa famille a décidé de l'enterrer à Bangui, sauf Calixthe Beyala qui a usé de tous les moyens, même les plus ignominieux, pour faire rapatrier le corps de sa mère au Cameroun. Elle a notamment fait publier par le site d'opposition centrafrique-presse (dirigé par Prosper N'Douba) un article diffamatoire accusant ses frères centrafricains de n'avoir rien entreprit pour sauver leur mère, pire d'avoir même mis fin à ses jours par le truchement d'un empoisonnement. 

A force d'abjections et de coups de folie, Calixthe Beyala a clairement montré son incapacité à gouverner une institution aussi honorable que l'OIF et sa candidature semble même être une insulte à ladite organisation. Son manque d'humilité et de dignité ont jeté l'opprobre sur son nom et sur celui de toute sa famille. Espérons qu'à l'avenir, l'auteur du Roman de Pauline  saura faire preuve de plus de retenue afin que ses actes ne soient plus jamais marqué du sceau de la bassesse....

Sarah Pendéré

Rédaction centrafriquenligne.com

Publié dans EDITORIAL

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