Diaspora Centrafricaine : Quand le collectif des forces du changement joue au ventriloque (La Plume-RCA)

Publié le par CENTRAFRIQUENLIGNE

 

Tiangaye

A quelques mois seulement du scrutin tant attendu par le peuple centrafricain, l’opposition mobilise toutes ses énergies pour torpiller les initiatives du chef de l’Etat François Bozizé par des communiqués de presse, des marches dites pacifiques et des interviews accordées à RFI


Dans une déclaration au vitriol, l’opposition centrafricaine, par le truchement de son aile hexagonale, a, une fois de plus, fustiger le régime de Bangui au sujet des récents évènements politiques qui ont alimenté les chroniques en RCA. « Nous devrons être solidaires des luttes que mènent les différentes couches sociales dans notre pays pour une démocratie véritable », lit-on dans une déclaration publiée le 10 juillet dernier par le Collectif des forces du changement (CFC), ce groupement de partis de l’opposition dont le seul but consiste désormais à ternir l’image de marque du chef de l’Etat, le général François Bozizé, et de la République centrafricaine. 

DES ACTIONS DESTRUCTRICES 

D’autant plus que, dans cet exercice à la fois fascinant et cynique, l’objectif qu’entend atteindre les adversaires de François Bozizé c’est de pousser l’opinion tant nationale qu’internationale à donner une mauvaise note à l’actuel régime. A ce compte-là, il est clairement établi que désormais, l’opposition centrafricaine qui ne représente plus que l’ombre d’elle-même, n’a qu’une seule ambition, celle de mettre à terre la République centrafricaine par des discours annonçant l’apocalypse sur tous les secteurs de la vie. 
Dans une démocratie compétitive, il n’est pas interdit à un opposant d’émettre des critiques contre un régime. D’ailleurs, la démocratie multipartiste est celle qui prône la pluralité d’opinions. Mais que cette opinion ne soit pas teintée de l’intention de nuire à l’appareil de l’Etat. C’est malheureusement ce que l’on peut constater dans le comportement des opposants centrafricains. 
A défaut de s’implanter sur le territoire national ou de se tailler une bonne place au sein de l’opinion nationale, les partis politiques de l’opposition et leurs tentacules que sont les rebellions armées, transposent les débats politiques sur un autre terrain voire à l’extérieur du pays où ils croient revigorer leurs forces politiques qui ne cessent de s’effriter. 
La France et la RFI sont devenues ainsi un haut lieu d’exaltation des actions lugubres d’une opposition centrafricaine en quête d’un nouveau repère. Des manifestations contre le Gouvernement et le chef de l’Etat François Bozizé sont organisées par les animateurs du CFC dans les différents recoins de la France. Comme pour dire que la lutte pour l’accession au palais de la renaissance se fait dorénavant en France, loin de la RCA. 
La « manifestation pacifique » de l’opposition organisée le 10 juillet 2010 à Place Bourdon-Paris est, exemplairement, la preuve d’une action destructrice de l’opposition centrafricaine. Car on peut lire sur des banderole des mots durs et méchants contre celui qui a été pourtant très ovationné lors du coup d’Etat du 15 mars 2003 ayant mis fin au très critiqué régime d’Ange Félix Patassé. 

LES MENSONGES DE L’OPPOSITION 

Pendant ce mouvement d’humeur, le CFC made in France a fustigé ce qu’elle appelle « le coup d’Etat constitutionnel », et mis en cause la loi portant prorogation du mandat du chef de l’Etat et de celui des députés de la nation. Oubliant que le maintien du général François Bozizé au pouvoir jusqu’à la nouvelle élection a été décidée surtout par le CFC et que le vote du projet de loi portant prorogation du mandat de François Bozizé a été voté par presque tous les députés centrafricains, y compris ceux de l’opposition démocratique. 
Le CFC made in France a aussi soulevé d’autres arguments peu convaincants : les interdictions d’aller et venir aux leaders des partis politiques de l’opposition centrafricaine ; des disparitions des dirigeants politiques ; des arrestations arbitraires et menaces de mort de certains citoyens ; et, enfin, le retard enregistré dans le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants. 
Pour un averti de la vie politique centrafricaine, cette déclaration est dénuée de tout fondement et ne relève nullement d’une critique constructive. Car pour ce qui est du premier cas, le régime de Bangui n’a jamais empêché un Centrafricain de vaquer à ses occupations. Sinon, les partis de l’opposition n’allaient pas organiser les meetings et autres manifestations tant dans la capitale que dans les provinces du pays. Les leaders de l’opposition sont libres et vaquent quotidiennement à leurs occupations. On ne peut donc pas parler des arrestations arbitraires ou encore de menaces de mort envers un opposant centrafricain. 
Le programme DDR dont a fait mention l’aile France du CFC a été plutôt mis à mal par les rebellions armées, membres du CFC. Le Gouvernement reconnaît un retard dans ce processus. Mais il n’y est pour rien. 

 

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