EN BREF : Des dissidents du MLCJ et de l'UFDR impliqués dans la lâche attaque de Birao ?

Publié le par CENTRAFRIQUENLIGNE

Zakaria-Damane.jpgSelon nos dernières informations, et ce en plus de l'implication de la CPJP (Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix, anciennement dirigée par Charles Massi et actuellement par Abdoulaye Hissein) et de mercenaires tchadiens ainsi que soudanais émanant de mouvements de résistance au Tchad, d'autres mouvements seraient responsables dans l'attaque criminelle de Birao d'hier matin. En effet, il semble que des forces portant les uniformes du MLCJ (Mouvements des Libérateurs Centrafricains pour la Justice) et de l'UFDR (Union des Forces Démocratiques du Rassemblement) se soient joints aux bandits de la CPJP pour mener à bien leurs abjectes actions, à savoir conquérir et piller Birao. Cette agression, soit-dit en passant, a été courageusement repoussée par les Forces Armées Centrafricaines épaulées les forces de la MINURCAT alors en garnison à Birao (extrême-nord de la République Centrafricaine, province de la Vakaga). 

Le MLCJ, groupe politico-militaire faisant partie intégrante du processus DDR (Désarmement, Démobilisation, Réintégration), ne semble toutefois pas impliqué dans son ensemble. En réalité, ce serait des mécontents du mouvement d'Abakar Sabone dont le Colonel Rakis qui, furieux de ne pas avoir touché leur part du gâteau dans les distributions des PGA (Primes Générales d'Alimentation), s'en sont pris en représailles aux innocents habitants de Birao. Ces dissensions internes au sein du MLCJ sont une preuve flagrante de la voracité de ses dirigeants qui n'ont pas redistribué à la base l'argent donné par l'Etat Centrafricain dans le cadre du processus DDR. Quant à l'UFDR, le mouvement de Zakaria Damane poursuit la même politique de rapine et de destruction que celle amorcée en 2006. 

Le processus DDR n'est pas mis en échec par l'attaque de Birao le 19 juillet, certes, mais il voit ses objectifs ébranlés. Beaucoup parmi les haut-gradés de l'armée centrafricaine pensent désormais que la majorité des mouvements politico-militaires n'ont pas l'intention de désarmer et de réintégrer la vie civile. Il faudrait donc recourir à des méthodes plus radicales pour abhorrer ces mercenaires du territoire centrafricain et permettre la tenue des élections générales dans un climat pacifié. Quoi qu'il en soit, et comme l'a affirmé récemment le président François Bozizé, la date du 24 octobre marquant le premier tour des élections législatives et présidentielles en République Centrafricaine semble de plus en plus compromise, en raison de la persistance du problème sécuritaire.

 

Robert Wali

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