François Bozizé maintient les élections au 23 janvier, la campagne s'ouvre le 10

Publié le par CENTRAFRIQUE EN LIGNE

Le président de la République, S.E. le Général d'Armée François Bozizé Yangouvonda a réaffirmé avec vigueur que le premier tour des élections législatives et présidentielles se tiendrait bien le 23 janvier prochain, comme l'avait prévu initialement le chronogramme électoral approuvé par toutes les forces vives de la nation, y compris les partis d'opposition comme le MLPC (Ziguélé) ou le NAP (Demafouth). Après quatre reports successifs et de multiples incertitudes, rien ne semble plus pouvoir arrêter la marche inébranlable de la République Centrafricaine vers le renouveau démocratique. Les manoeuvres de politique politicienne de certains mécontents n'y changeront rien. S'ils veulent boycotter l'élection au prétexte de motifs bénins, libre à eux. Un président et quelques 113 députés seront de toute façon élus à partir du 23 janvier prochain. Après en avoir terminé non sans mal avec les opérations de recensement et édité les listes électorales, la Commission Electorale Indépendante touche au but. Dans moins de deux semaines, plus d'un 1.820.000 électeurs pourront choisir librement leur chef de l'Etat et leur député. Ils pourront remettre les destinées de leur cher patrie dans les mains de l'Homme qu'ils jugent le plus apte à défendre les intérêts de la nation ainsi qu'à leur assurer protection, prospérité et développement. 

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Une dernière étape reste toutefois à franchir avant ce dimanche fatidique, ce moment heuristique si important pour l'avenir de tout un pays. Comme l'a affirmé le rapporteur général de la CEI, Rigobert Vondo, la campagne électorale sera lancée dans les délais impartis, à savoir le 10 janvier 2011. Elle devra se terminer deux jours avant le scrutin, soit le vendredi 21 janvier à minuit. Entre ces deux dates, les six candidats à la présidentielle et les innombrables prétendants à la députation pourront faire preuve de tout leur talent oratoire pour convaincre leurs électeurs de les désigner au poste tant convoité. Cette campagne, espérons-le devra se dérouler dans un esprit de respect mutuel et de libertés affirmées, dénuée de restrictions arbitraires. Elle ne saurait être autre que l'expression la plus pure de la vitalité de la vie démocratique centrafricaine. Alors, souhaitons tout ingénument pour notre pays que les passions ne l'emporteront pas sur la raison, que le populisme ne triomphera pas de la sagesse et que ces élections pourront, a posteriori, être citées en exemple sur tout le continent. Il faut que, à l'image de la Guinée-Conakry, la République Centrafricaine rentre de gré ou de force dans le cercle très fermé des pays africains qui ont connu par le passé d'indicibles souffrances mais qui ont su relever la tête et assoir leur souveraineté par le truchement d'élections démocratiques. Si les élections de 2011 se passent sans encombre, mêmes les observateurs les plus sceptiques de la scène politique africaine ne pourront faire autrement que de reconnaître la réussite de la transition démocratique centrafricaine. 

 

Sara Pendere

Rédaction Centrafrique En Ligne

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