François Bozizé en route pour un second mandat !

Publié le par CENTRAFRIQUE EN LIGNE

66,08 %. C'est un score qui ne souffre aucune contestation. Net et sans bavure : c'est ainsi que François Bozizé a remporté le scrutin présidentiel en République Centrafricaine avec près de deux tiers des suffrages exprimés. Ses poursuivants sont loin derrière. Si Ange-Félix Patassé tire son épingle du jeu avec 20,10 % des voix, il n'en va pas de même pour les trois autres candidats à la magistrature suprême. En effet, ni Martin Ziguélé du MLPC, ni Emile Raymond Gros Nakombo du RDC, ni Jean-Jacques Demafouth du NAP ne parviennent à dépasser la barre des 10%. Malgré l'attirail communicationnel déployé, malgré la campagne agressive qu'il a mené sur le terrain ainsi que sur la toile, l'ancien Premier Ministre Ziguélé n'a réussi qu'à convaincre que 6,46 % des électeurs centrafricains. Son dernier meeting de campagne organisé à Bangui le 21 janvier 2011 (au croisement Marabena) n'avait réuni que quelques centaines d'auditeurs alors que dans le même temps, François Bozizé réunissait plus de 15 000 personnes dans le grand stade de la capitale. Quant à Ange-Félix Patassé, force est de constater que son aura rayonne toujours dans le coeur d'une large frange des centrafricaines et des centrafricains. Mais rien de comparable avec le Général d'Armée François Bozizé Yangouvonda.

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En effet, c'est à une large majorité que les centrafricains lui ont renouvelé leur confiance pour les cinq prochaines années. Comparant son bilan à celui des autres candidats, le peuple de RCA n'a pas hésité à plébisciter l'homme du 15 mars 2003, au pouvoir depuis déjà sept ans. Les opposants défaits pourront toujours crier à la fraude, les « droits-de-l'hommistes » occidentaux n'ayant jamais mis un pied en République Centrafricaine s'égosiller à dénoncer la prétendue attitude dictatoriale du régime en place, rien n'y fera. La transparence des élections a été validé par les experts internationaux présents lors de ce scrutin. Le taux de participation est de 54,01 % avec 919.841 suffrages exprimés sur l'ensemble du territoire nationalLa République Centrafricaine poursuivra donc bon gré mal gré sa reconstruction et sa marche inébranlable vers la démocratie. Si tant a déjà été fait, beaucoup reste à accomplir. Et les centrafricains ont sans doute choisi la meilleur garantie de voir leurs rêves réalisés en portant François Bozizé aux nues jusqu'en 2015. Avec lui, les grands projets (exploitation du pétrole, cimenterie, revitalisation de l'agriculture, bitumage des routes) continueront d'être menés à bien. Avec lui, les bandits de la CPJP se drapant de la toge des résistants n'auront bientôt plus droit de citer dans le pays de Barthélémy Boganda. Avec lui, enfin, les centrafricains pourront à nouveau se sentir fiers de leur patrie et contempler avec émotion le drapeau national flotter superbement au-dessus de leurs têtes.

 

Beaucoup d'observateurs s'étaient montrés sceptiques quant à la tournure que pourraient prendre les événements à l'annonce des résultats de la présidentielle par la Commission Electorale Indépendante (CEI). Ils avaient prédit le chaos, le hourvari généralisé, l'embrasement de tout le pays. Pourtant, rien de tout cela ne s'est produit. Au contraire, dans la soirée d'hier, ce sont les cris de joies et les klaxons des automobiles qui ont supplanté les coups de feu et les appels à la haine. La capitale Bangui était en liesse à l'annonce de la réélection de François Bozizé. Même dans les régions les plus reculées du pays, les centrafricaines et les centrafricains se réjouissaient d'avoir franchi cette difficile épreuve sans encombres. Si les résultats doivent encore être confirmés dans les prochains jours par la Cour Constitutionnelle, nul doute que la République Centrafricaine a déjà fait un grand pas vers une forme avancée de maturité politique et nul doute que François Bozizé saura pérenniser le travail de pacification et de développement économique engagé dès 2003. 

 

Albert TANGAWISSI

 

La Rédaction de Centrafrique En Ligne

Publié dans EDITORIAL

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