Il y a 52 ans disparaissait Barthélémy Boganda...

Publié le par CENTRAFRIQUE EN LIGNE

En ce 29 mars 2011 est célébré le 52ème anniversaire de la mort de Barthélémy Boganda, décédé dans un crash d'avion le 29 mars 1959. A l'occasion de cette célébration tragique, le Président de la République, S.E. François Bozizé Yangouvonda s'est rendu à Bobangui (préfecture de la Lobaye), le village natal de Boganda, pour rendre hommage au père de la nation centrafricaine. L'occasion est trop belle pour ne pas rappeler à nos lecteurs quel fut le parcours exceptionnel de cet Homme qui lutta de toutes ses forces pour l'émancipation de son pays, mais qui, tel Moïse, n'atteindra jamais la Terre Promise. En effet, la République Centrafricaine n'obtiendra son indépendance que le 13 août 1960, plus d'un an après le décès de Boganda.

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Né en 1910, il fut très tôt orphelin de sa mère, battue à mort par un colon pour n'avoir pas rapporté assez de caoutchouc à la plantation. Son tuteur se fera lui aussi massacrer dans les tranchées de Verdun pendant la Première Guerre Mondiale. Recueilli par des religieux à Mbaïki, il obtient son certificat d'études avant de rentrer au Grand séminaire de Yaoundé en 1931, puis de devenir le premier prêtre « indigène » de tout l'Oubangui-Chari (ancêtre de la République Centrafricaine). Après la Seconde Guerre Mondiale, il rentre en politique en devenant député du MRP (radicaux) à Paris puis en fondant le MESAN (Mouvement pour l'émancipation sociale de l'Afrique Noire). Devenu la bête noire des milieux coloniaux, il milite non seulement pour l'indépendance des territoires colonisés, mais aussi pour la création d'une fédération d'Etats en Afrique Centrale. Malgré l'hostilité du gouvernement français, il devient successivement maire de Bangui puis chef du gouvernement d'un Oubangui-Chari accédant à l'autonomie en 1958. Désireux d'effacer tous les stigmates de la colonisation, il change le nom du pays en République Centrafricaine et lui donne son hymne, sa devise et son drapeau. En Afrique Centrale, Boganda est devenu une figure centrale, quasi-tutélaire, et sa voix contrebalance à l'aune de temps troublés celle du Général de Gaulle.

 

Mais si l'Homme va être brisé, foudroyé en pleine ascension en se rendant par avion à Berbérati, le mythe, quant à lui, restera vivace, même plus d'un demi-siècle après sa mort. Face à toutes les inimitiés dont faisaient l'objet Barthélémy Boganda, la thèse de l'accident simple semble ne pas faire le poids, laissant place à la théorie du complot. Pour en savoir plus sur ce sujet, nous nous permettons de vous conseiller l'excellent livre de Pierre Kalck « Barthélémy Boganda », publié en 1995 et qui fait toute la lumière sur la disparition dramatique du père de la nation centrafricaine. Quoi qu'il en soit, le Premier chef de gouvernement de la République Centrafricaine a laissé un souvenir impérissable dans l'esprit des centrafricaines et des centrafricains, notamment pour avoir tenté de mettre en oeuvre une politique basée sur la devise « nourrir, vêtir, guérir, loger, instruire ». Tout un programme !

 

Albert Tangawissi

Rédaction Centrafrique En Ligne

Publié dans NECROLOGIE

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allaharem 29/03/2011 17:20


si tout les president centrafricains peut etre comme le delphin barthelemy boganda ce pays ne peut pas souffrir comme nous vécuons aujourd'hui la miser reigne par ce que il ya pas la démocratie des
violence des massacre par les etrangers zakawa bayamuléngue etc etc.. cmt voulez donc que le pays evolu stop pensé au jeunnes et l'avenir