L’étau se resserre autour du président Omar el-Béchir

Publié le par CENTRAFRIQUENLIGNE

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Luis Moreno Ocampo persiste et signe. Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) qui avait échoué dans un premier temps à faire retenir l’accusation de génocide à l’encontre du président Omar El  Béchir revient à la charge. Les juges ont donné leur feu vert ce lundi  pour qu’un  second mandat d’arrêt pour ce chef d’accusation soit délivré contre l’homme fort de Khartoum. Si cette procédure aboutit, le président El Béchir se retrouverait cible de deux mandats puisque depuis mars 2009 il est visé par un mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour. Sur la base du décompte de l’ONU, les violences auraient fait 300 000 morts et 2,7 millions de déplacés.  Pour sa part, le gouvernement de Khartoum ne reconnaît que 10 000 victimes. Pour l’heure, la communauté internationale reste divisée sur la question, avec, au bénéfice du régime soudanais, un soutien massif de l’Union Africaine et des pays membres de la Ligue Arabe. En dehors de l’Afrique du Sud, aligné sur le droit international, peu de pays du continent sont susceptibles de suivre la décision de la CPI considérée à tort et à raison comme un nouveau machin néocolonial. L’on retrouve ces divisions au niveau du conseil de Sécurité de l’ONU où les Etats Unis alternent le chaud et le froid avec, en toile de fond, une convoitise sur les immenses ressources pétrolières du Soudan qu’il ne faut surtout pas laisser à la Chine. Cette dernière se refuse d’interférer dans les affaires internes de son partenaire fidèle à une  logique mercantile qui lui permet de se positionner. Tant pis si ces calculs et cette logique de conquête de marchés se font sur le dos des pauvres habitants du Darfour.


Publié dans AILLEURS EN AFRIQUE

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