L'intégralité des voeux à la nation du Président Bozizé

Publié le par CENTRAFRIQUE EN LIGNE

Centrafricaines, centrafricains, chers compatriotes,

 

A l'aube de l'année 2011, c'est pour moi un agréable devoir de vous présenter mes voeux de santé, de bonheur et de succès dans vos entreprises. Prospérité pour vous et prospérité pour notre pays, la République Centrafricaine. L'année 2010 s'achève. Peu à peu, les centrafricains relèvent la tête et saisissent le sens des défis qui sont les nôtres, et qu'ensemble nous devons relever, celui de la paix, de la stabilité, de la lutte contre la pauvreté et le développement. Avant de vous présenter mes voeux de nouvel an 2011, année qui marque le début de notre deuxième cinquantenaire, d'une part, et d'autre part, année qui consacre la marche irrévocable de la démocratie dans notre pays à travers les élections du 23 janvier 2011, je voudrais rendre grâce à l'Eternel notre Dieu, le maître de l'univers, sous le contrôle duquel les actions et oeuvres de reconstruction de notre pays ont été conduites depuis le 15 mars 2003 jusqu'à ce jour. Qu'il continue de conduire le pays vers le bonheur et la prospérité. Je voudrais remercier les serviteurs de Dieu que sont : les pasteurs, les évêques, les imams, les évangélistes ainsi que tous les fidèles, chrétiens ou musulmans, pour la prière d'intercession adressée à Dieu et qui ont constitué les armes puissantes ayant permis de vaincre et de surmonter les différents obstacles qui ont émaillé notre marche vers le développement durable. Je voudrai féliciter les centrafricaines et centrafricains, chefs de villages et de groupes, cultivateurs ou commerçants, cadres et agents de l'Etat de tous les secteurs d'activités, les femmes et les jeunes, les élèves et étudiants, les handicapés et les personnes du troisième âge, pêcheurs ou éleveurs, conducteurs de bus, taxis ou taxis-motos, les koli-wali gara et les boubanguéré pour tous les efforts consentis afin de relever le niveau de notre économie. Que la vertu du travail se développe et se raffermisse en chacun de nous, car notre survie et la survie de notre pays dépendent de notre aptitude et capacité au travail, et un travail bien fait. Je voudrais saluer le courage et le mérite de nos éléments des forces de défense et de sécurité, qui, dans des conditions parfois difficiles, ont donné le meilleur d'eux-mêmes pour la défense et la protection du territoire. La nation centrafricaine leur sera toujours reconnaissante. Je voudrais remercier de tout coeur l'ensemble de la communauté internationale, sans oublier les pays amis, qui nous ont soutenus et accompagnés dans cette oeuvre de reconstruction nationale. Que les étrangers qui vivent en Centrafrique, leur deuxième patrie, trouvent ici l'expression de ma gratitude pour leurs contributions diverses utiles au pays.

 

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Centrafricaines, centrafricains, chers compatriotes,

 

Demain, inch'Allah, nous retrouverons ensemble 2011. Je voudrais simplement vous inviter, inviter chacun de vous, à bien réfléchir sur ce qu'était la République Centrafricaine et le peuple centrafricain avant le 15 mars 2003, à évaluer de manière objective le chemin parcouru depuis le 15 mars 2003 jusqu'au 31 décembre 2010, pour mieux projeter la destinée de notre cher pays. Dans cette perspective, je voudrais, chers compatriotes, vous dispenser d'un discours-bilan, car le bilan de mon mandat à la tête de l'Etat centrafricain, vous le maîtrisez bien plus que moi-même. Vous savez dans quel Etat le Dieu Tout-Puissant m'a alors permis de conduire les destinées du pays et du peuple centrafricain. Tous les indicateurs socio-économiques étaient au rouge : cumul criant d'arriérés de salaires, de bourses, de pensions, système scolaire marqué par les années blanches, insécurité grandissante, pas de routes... Bref, c'était la paupérisation et la déshumanisation du peuple dont l'apogée aura été le phénomène banyamulenge. Vous avez eu confiance en ma capacité de redresser une situation socio-politique catastrophique. Vous avez compris ma préoccupation du devenir de ce pays. Vous m'avez accepté et acceptez de me soutenir sans réserve dans cette lourde mission. Aujourd'hui, les résultats sont bien là. Ensemble, par nos efforts conjugués, nous avons ramenés tous les indicateurs au vert, signes qui augurent d'un lendemain meilleur. Ces signes, faudrait-il en rappeler quelques-uns, concernent entre autres, mes bien chers compatriotes, l'attention toute particulière accordée à la dimension particulière de l'Homme, pour lui assurer protection et assistance à tous les niveaux, et ce dans le cadre du respect des Droits de l'Homme. La régularité des salaires, bourses et pensions vont assurer aux centrafricains le droit le plus essentiel, c'est-à-dire le droit de vivre. La sécurité garantie sur la quasi-totalité du territoire, nonobstant certaines poches de rébellion, le paiement des arriérés de coton et de café ainsi que la relance de ces cultures qui conditionnent la vie de ces paysans, le désenclavement du pays par la réhabilitation des routes et le développement des téléphones mobiles, l'installation des grandes sociétés de diamant, d'or, d'uranium et la cimenterie, le rétablissement de l'autorité de l'Etat et, particulièrement, des chefs de villages et quartiers par le versement de leurs indemnités, l'annulation des dettes extérieures grâce aux efforts déployés dans l'assainissement des finances publiques. Tous ces indicateurs et bien d'autres ont permis à la communauté internationale et aux Etats du monde de nous accorder crédit. L'opinion nationale et internationale apprécient à leur juste valeur les efforts déployés pour remettre debout la République Centrafricaine. Nous devons en être fiers. Il nous appartient de faire preuve de maturité et montrer notre capacité à relever avec intelligence les défis de la mondialisation, où la contemplation n'a pas sa place et encore moins en cette période de crise. En effet, si nous avons réalisé des performances, nous devons aussi nous dire que les gros chantiers restent à réaliser, et le seul moyen par lequel nous devons y parvenir reste et demeure le respect, la maintien, le renforcement et la consolidation de la démocratie. Nous nous sommes battus pour la démocratie. Cette démocratie existe réellement en République Centrafricaine. Il nous faut l'enraciner davantage, malgré qu'elle ne soit parfaite nulle part ailleurs. La démocratie est le droit d'aller de venir, de dire son opinion, de recourir à une justice qui doit dire le droit. La démocratie est aussi la sécurité du citoyen assurée par les forces républicaines. Le 23 janvier, vous irez aux urnes, vous choisirez votre Chef d'Etat et vos députés. Nous sommes désormais dans la ligne droite pour ces échéances. La Commission Electorale Indépendante doit alors continuer d'arrache-pied à remplir la mission noble qui est la sienne, car du succès de sa mission dépend le succès de ces élections. La nation centrafricaine a connu des crises. Nous en avons trop souffert. Nous ne pouvons pas nous permettre une crise électorale quelconque. C'est un appel au patriotisme, à l'intérêt supérieur de la nation, et j'en appelle à vous tous. Il concerne toutes les forces vives de la nation. Cet appel concerne aussi les forces de défense et de sécurité qui doivent accomplir leur tâche avec honneur et efficacité. Cet appel concerne également la population, qui, lors de ces élections, doit être vigilante et agir dans l'ordre et la dignité. Il nous faut préserver la République Centrafricaine : préserver la République Centrafricaine, c'est préserver notre sol national contre toute atteinte extérieure. Préserver la République Centrafricaine, c'est préserver l'école, la santé pour tous. Préserver la République Centrafricaine, c'est aider et renforcer nos forces de défense et de sécurité. Préserver la République Centrafricaine, c'est préserver cette espérance qui renaît et qu'ensemble nous avons chaque jour le devoir de consolider. Cette espérance, nous ferons le pari de la renforcer avec les étrangers qui ont investi en République Centrafricaine, et qui croient en elle. Cette espérance, nous la renforcerons avec nos partenaires qui ont accepté et accepterons d'accompagner notre pays dans la quête du bien-être. Il ne tient qu'à nous de faire la preuve de notre sagesse, de notre intelligence pour forcer le respect de la communauté internationale dont nous attendons beaucoup. Nous en sommes capables. Au lieu de cela, certains fils du pays tentent, par des voies détournées, de faire obstacle à la marche normale de la démocratie dans notre pays. Ils parlent de démocratie le jour, mais la nuit c'est le contraire, ils attisent et soutiennent la rébellion.

 

Centrafricaines, centrafricains, chers compatriotes,

 

Si la rébellion peut être considérée comme une forme d'expression politique, elle se doit d'être justifiée et d'avoir des objectifs politiques clairs et précis. Au nom de quelle souffrance et au nom de quel peuple doit-on organiser une rébellion aujourd'hui en Centrafrique, si ce n'est qu'une méchanceté dirigée contre la volonté réelle de ce même peuple ? Depuis le sursaut patriotique du 15 mars 2003, je n'ai pas varié, j'ai tendu la main du dialogue et de la recherche permanente de la paix, de l'unité, de la cohésion sociale, gages du développement durable. Suis-je compris ou pas ? A vous de répondre à cette question. Il nous faut arriver à inculquer une nouvelle forme de pensée et d'action au peuple, il nous faut également nous libérer du fanatisme politique. C'est une oeuvre de longue haleine qui demande du temps et des moyens conséquents. Aussi, voudrais-je inviter mes frères centrafricains, fascinés par l'esprit du mal, à faire preuve d'humanisme et de patriotisme pour se détourner de cette mauvaise voie, appelée rébellion sans fondements aux conséquences néfastes sur des victimes innocentes, pour privilégier la voie du dialogue et de la démocratie. C'est pourquoi je lance un appel à la communauté internationale afin qu'elle soutienne la marche inébranlable de la République Centrafricaine vers le démocratie, cadre idéal pour la paix, l'unité, les Droits de l'Homme et la bonne gouvernance.

 

Centrafricaines, centrafricains, chers compatriotes,

 

En vous réitérant mes voeux de bonne et heureuse année 2011, je prie que le Seigneur vous accorde longue vie, santé, prospérité et qu'il porte un regard favorable sur nos projets d'avenir. Toutes mes prières pour vous et pour la République Centrafricaine en cette nouvelle année qui s'ouvre et que l'Eternel puisse faire de nous des instruments de paix, d'amour, de prospérité, d'espérance et de travail pour que dans un avenir proche, nous fassions de la République Centrafricaine, notre pays, une Suisse africaine. Bonne année 2011, bonne fête de fin d'année dans vos foyers respectifs,

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine !

Que Dieu bénisse l'Afrique !

Vive la République !

Je vous remercie.

 

Retranscrit par la Rédaction de Centrafrique En Ligne

Publié dans INTERVIEWS-COMMUNIQUES

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