Le mouvement de Charles Massi négocie sa reddition avec le pouvoir de Bangui

Publié le par CENTRAFRIQUENLIGNE

2172.jpgSelon des sources sûres au sein de l'Etat-Major des FACA (Forces Armées Centrafricaines), la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), un mouvement politico-militaire anciennement dirigé par Charles Massi, serait actuellement acculé par l'armée centrafricaine dans son fief de Ndélé (qu'ils ont réussi à prendre brièvement en novembre dernier). Affamés et démotivés, lassés de vivre du fruit de leurs rapines, conscients du mal qu'ils infligent aux populations du nord de la République Centrafricaine, la plupart des hommes de la CPJP négocient actuellement leur reddition avec le régime du Général d'Armée François Bozizé Yangouvonda. 

Nous pouvons ici affirmer sans ambages que la CPJP est un fléau comparable à celui de la LRA et que le retour des membres de la Convention à la vie civile serait une bénédiction pour des milliers de centrafricains terrorisés par des maraudeurs sans foi ni loi. Et nous ne saurions ne pas faire confiance en l'action du locataire du Palais de la Renaissance (ndlr : François Bozizé) pour négocier habilement la fin de cette opposition qui a fait de nombreuses victimes dans la population civile, sans compter les militaires centrafricains qui sont tombés pour défendre le sol sacré de leur patrie. Déjà, à la suite des derniers combats qui virent à plusieurs reprises la victoire des FACA et de la BPSI (garde présidentielle) sur les miliciens de la CPJP, ces derniers avaient rejoints par dizaines les rangs de l'armée nationale, la seule légitime à faire usage des armes sur le sol de notre pays. Par la suite, lorsque, au sommet de la CEMAC qui s'est tenu Brazzaville, François Bozizé annonça l'arrivée des renforts de la FOMAC (Force de Maintien de la Paix de l'Afrique Centrale) dans la région de Ndélé, de nombreux bandits du mouvement fondé par Charles Massi se rendirent au préfet de Ndélé, le Général de Division Mazi.

Enfin, nous ne pouvons ici que saluer la déliquescence  de ce mouvement rebelle qu'est la CPJP (ils ne seraient plus à l'heure actuelle qu'une quarantaine selon la SRI, le service de renseignements militaires centrafricain), car les actes ignobles de ses mercenaires n'a fait qu'accroître l'insécurité dans une région déjà meurtrie par des années de luttes tribales. La réussite des négociations entre le régime de Bangui et la CPJP serait donc une avancée considérable dans le processus de sécurisation du territoire centrafricain, préalable indispensable à la tenue d'élections libres et transparentes le 24 octobre prochain.


Sarah Pendéré

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