Le Président Bozizé exhorte les préfets au dynamisme

Publié le par CENTRAFRIQUE EN LIGNE

La conférence des préfets a pour but non seulement de revaloriser le métier mais également d’inciter tout un chacun à prendre des initiatives d’auto-prise en charge 

C’est l’hémicycle de l’Assemblée nationale à Bangui qui a accueilli la Conférence des préfets, en présence du Chef de l’Etat centrafricain François Bozizé. Lors de cette rencontre, le Président centrafricain a déclaré que les préfets sont amorphes et inactifs pour refuser tout changement de fonctionnement et de gestion des juridictions administratives. 

La conférence des préfets a pour but non seulement de revaloriser le métier mais également d’inciter tout un chacun à prendre des initiatives d’auto-prise en charge avant de compter sur la subvention de l’Etat. Sur seize (16) préfectures, trois sont tenues par des intérimaires. Il s’agit des préfectures de Mbomou et de l’Ouham-Pendé dont les préfets ont été limogés, contrairement à la Lobaye où le préfet est élu député de la nation. 

Présidée par François Bozizé en personne et la police des débats assurée par le ministre en charge de l’Administration du territoire, le pasteur Josué Binoua en présence de certains membres du gouvernement. Ce fut l’occasion pour les préfets de lancer un plaidoyer pour l’obtention de subvention, de crédit de fonctionnement, le développement de la culture de rente. 

Les préfets de Ouaka, de Haute-Kotto et de Nana-Gribizi sont intervenus pour présenter les difficultés rencontrées dans leurs préfectures, notamment la question de la culture de rente, du programme de DDR. Selon le ministre modérateur Josué Binoua, les préfets attendent la réaction des ministres de la santé, de l’agriculture, de l’élevage et du ministre délégué à la défense nationale. En prenant la parole, le ministre Gouandjika, a indiqué que du retour à la légalité constitutionnelle à nos jours, des efforts ont été faits dans les filières du coton et du café. 

Pour le ministre Gouandjika, les quatre cents diplômés en attente d’intégration seront les bienvenus pour augmenter la capacité du département à atteindre l’objectif qu’il s’est fixé. A son tour, Yerima Mandjo de l’élevage souhaiterait que les éleveurs nomades passent du nomadisme à la sédentarisation. Pour un élevage de référence, un éleveur ne peut aller n’importe où. Pendant la période de transhumance, le gouvernement envisagerait de transporter les bœufs en véhicule.

Dans l’intervention du ministre de l’éducation nationale, il précise qu’il faudrait éviter le nomadisme et l’anarchie dans l’affectation des enseignants. L’effectif actuel des enseignants est largement insuffisant. S’il faille mener une étude sur le terrain, cela reviendrait à dire qu’il faudrait recruter beaucoup plus d’enseignants dans le cycle primaire, secondaire et supérieur. L’Etat est certes conscient de la situation mais doit tenir compte du budget annuel, car sans argent, les nouveaux enseignants n’accepteront pas de faire le bénévolat. Un accent particulier a été mis sur le volet sécuritaire mais là aussi, il faut des moyens pour atteindre cet objectif. Les partenaires nationaux et internationaux entendent poursuivre les efforts pour finaliser le programme de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion des anciens combattants dans la vie civile. 

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L’intervention de François Bozizé, a véritablement enfoncé le clou. Pour le locataire du Palais de la Renaissance, les préfets devraient faire preuve de dynamisme. Au lieu d’attendre toujours la subvention de l’Etat, il faut commencer par créer des caisses de mini recettes locales, tenir le conseil administratif régional. Chaque préfet est tenu de maîtriser l’effectif des agents affectés dans sa juridiction administrative, connaitre tous les problèmes de sa juridiction. Les préfets qui ne sont pas capables de s’assumer correctement doivent choisir entre le respect de leur mission et l’aventure hasardeuse. Somme toute, il appartient au ministre de l’Administration du territoire de veiller au strict respect des consignes gouvernementales. Après la mise en garde, tout préfet, qui abandonnerait injustement son poste ou qui ne donnerait pas le meilleur de lui-même serait frappé d’une mesure disciplinaire de dernière rigueur. 

 

Source : Journal de Bangui

Publié dans ACTION GOUVERNEMENTALE

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