M. Tiangaye, l'homme qui se prétendait diplomate

Publié le par CENTRAFRIQUENLIGNE

Tiangaye.jpgL'avocat Nicolas Tiangaye, arrivé jeudi par l'avion d'Afriquiyah Airways dans son pays après un bref séjour en France, s'est vu confisquer son passeport par les autorités compétentes à l'aéroport de Bangui M'Poko. Par la suite, cet homme, qui est par ailleurs porte-parole du Collectif des Forces du Changement, s'est insurgé contre ce qu'il estimait opportunément être une manoeuvre du pouvoir destinée à restreindre ses voyages à l'étranger. Il n'a cessé depuis lors de dérverser sa bile haineuse contre le président Bozizé et son gouvernement, l'accusant de machiavélisme et d'entrave à la liberté de circulation. Il n'en est rien.

En effet, ce soir-là, et selon le témoignage sûr de plusieurs employées du bar du salon d'honneur, l'avocat Tiangaye a eu l'outrecuidance de réclamer les honneurs dûs aux ministres de la République en s'installant dans le salon d'honneur de l'aéroport, "sans que quiconque l'aît invité". Les officiers des douanes présents ce jour-là à l'aéroport ont par la suite constaté que la passeport du dénommé Tiangaye était de nature diplomatique, ce qui ne coïncidait pas avec le statut de Monsieur Tiangaye, celui-ci n'exerçant aucune mission officielle pour le compte de la République Centrafricaine. Quelques jours plus tard, nous avons appris de sources sûres que le Ministère de l'Intérieur avait réclamé à plusieurs reprises le passeport diplomatique de Monsieur Tiangaye pour l'échanger contre un passeport simple, sans succès néanmoins. Les autorités de l'aéroport ont donc pris la décision de confisquer son passeport afin de mettre fin à cette incurie. Il a également été notifié à Monsieur Tiangaye qu'il pourrait faire une demande de passeport auprès du Ministère de l'Intérieur, sous réserve du versement de la somme de 30.000 F CFA pour frais de confection. 

Toutefois, le porte-parole du CFC a donné une version bien différente de sa mésaventure, qui oriente le citoyen naïf ou bien encore les ONG vers un sentiment de rejet envers les autorités centrafricaines. Mais il ne pourra pas tromper bien longtemps ceux qui ont foi en l'action du président Bozizé et sa bienveillance vis-à-vis des centrafricains, même ceux qui ne sont pas en accord avec sa politique.

 

Sarah Pendéré

Publié dans EDITORIAL

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