Présidentielle : trois candidats face à Kagamé (Jeune Afrique)

Publié le par CENTRAFRIQUENLIGNE

Paul Kagamé brigue un deuxième septennat à la tête du Rwanda.Paul Kagamé brigue un deuxième septennat à la tête du Rwanda.© AFP

Quatre candidats ont été retenus par la Commission nationale électorale du Rwanda pour l’élection présidentielle du 9 août. Le président sortant fera face à trois de ses anciens soutiens. L’opposante Victoire Ingabire ne pourra pas se présenter.

Deux ex-ministres et une sénatrice. Ce seront les concurrents du président sortant Paul Kagamé, grand favori pour la présidentielle du 9 août prochain.

Le Parti social-démocrate (PSD) sera représenté parJean Damascène Ntawukuriryayo, le vice-président de l’Assemblée nationale et ancien ministre de la Santé de Paul Kagamé. Intellectuel hutu, il était déjà présent sur la scène politique rwandaise avant le génocide de 1994. Après sa désignation, il avait insisté sur la nécessité de maintenir l’unité rwandaise, de promouvoir la réconciliation nationale et de lutter contre l’idéologie du génocide. Une déclaration que ne renierait pas le Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagamé.

Prosper Higiro, le vice-président du Sénat, portera les couleurs du Parti libéral (PL). Lui aussi ancien ministre (du Commerce), c'est un rescapé du génocide. Le PL avait été créé en 1991 et se situait dans l’opposition au président d’alors, Juvénal Habyarimana. Depuis l’arrivée au pouvoir du FPR, le PL participe au gouvernement.

Kagamé perd ses soutiens

Enfin, la sénatrice Alvera Mukabaramba sollicitera les suffrages des Rwandais. Médecin de formation, ancienne députée, elle est membre du Parti du progrès et de la concorde (PPC). Cette petite formation avait été créé en 2003, année de la première présidentielle depuis le génocide. Alvera Mukabaramba avait été désignée candidate du parti avant de se retirer de la course.

Elle avait alors appelé à voter pour Paul Kagamé, qui était aussi soutenu par tous les partis agréés, dont le PSD et le PL.

Le Hutu du Nord Jean-Népomuscène Nayinzira, qui avait annoncé son intention de se présenter, n’a finalement pas déposé sa candidature.

L’opposante Victoire Ingabire, présidente des Forces démocratiques unifiées (FDU, un parti créé en exil), placée sous contrôle judiciaire, ne pourra pas se présenter, faute d’enregistrement de son parti.

Publié dans AILLEURS EN AFRIQUE

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