RCA : Les primaires en vue des législatives ou l'émergence de la démocratie de parti

Publié le par CENTRAFRIQUENLIGNE

1555560-2080112Peu de pays africains peuvent se targuer d'avoir des règles aussi démocratiques en matière de fonctionnement électoral. Alors que nombre d'observateurs peu avisés de la communauté internationale désignent souvent la République Centrafricaine comme une de ces archaïques "républiques bananières", le gouvernement du Président Bozizé au su leur démontrer le contraire en édictant de nouvelles règles en vue des prochaines élections législatives du 24 octobre 2010. Cette nouvelle donne impose notamment à toutes les formations politiques des primaires dans chaque circonscription, accessible à tous les militants souhaitant se présenter à la députation. Ainsi, ce système abhorre définitivement les décisions arbitraires de quelques dirigeants de partis désignant leurs proches pour faire acte de candidature à l'Assemblée Nationale. Fini aussi les conciliabules secrets des puissants des partis afin de se partager le gâteau de la députation au détriment des militants. 

Plus de passe-droits, plus de dictature du bureau de parti donc. Même les ministres de la République candidats aux législatives doivent se plier à ces nouvelles règles. C'est le cas dans 6ème arrondissement de Bangui où le Ministre SImplice Aurélien Zingas, Ministre KNK des Sports, de la Jeunesse et de la Culture, affronte dans des primaires passionnantes un militant répondant au nom de Joël Yangongo. D'autres ministres ont été ou seront confrontés à la difficile épreuve des primaires, notamment le Ministre d'Etat Sylvain Ndoutingaï ou encore le Premier Ministre Faustin-Archange Touadera. C'est un pas de plus vers un exercice plus sain de la vie démocratique en RCA et cette avancée sera accompagnée de la formation d'un gouvernement de mission durant la campagne, d'où les ministres prétendant à la députation seront remplacés afin de se consacrer pleinement à leur mission à la rencontre des électeurs de leur circonscription. Cette oeuvre de démocratisation de la vie politique centrafricaine est à mettre sur le compte du gouvernement du président François Bozizé Yangouvonda dont le seul soucis est de ne pas faire retomber la République Centrafricaine dans les affres tortueux de son passé.

 

Robert Wali

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