Que penser de nos stratégies sécuritaires en République Centrafricaine? (La Plume-RCA)

Publié le par CENTRAFRIQUENLIGNE

Lorsque La Plume doit souvent traiter de la situation sécuritaire du pays et de bien d’autres sujets complexes de la société, sa rédaction est amenée è se poser des questions simples sur la persistance de rebellions irrédentistes disparates dans le Nord-Ouest et le Sud-Est de la République Centrafricaine.



Que penser de nos stratégies sécuritaires?
ù le gouvernement s’est engagé, depuis 2005 après l’investiture du Président François Bozizé Yangouvonda à ramener coûte que coûte la paix à travers les pourparlers de Libreville et de Bangui. Au lendemain des accords parcellaires de paix de Birao, le président de la République, toujours à la recherche des solutions idoines de sortie de crise, ne lésine pas sur les moyens parfois inattendus pour régler nos différends. 
Dans la semaine du 5 au 11 juillet, cinq éléments de la garde présidentielle sont tombés dans une embuscade entre les localités de Bossangoa et Bouca, embuscade tendue par des hommes armés non identifiés qui se déplaceraient à dos de cheval ou d’âne. L’évolution persistante de ces embuscades inexpliquées contre les forces centrafricaines de défense et de sécurité suscite de simples interrogations inquiétantes alors que la RCA est organisée en régions militaires dont la mission essentielle est de défendre l’intégrité territoriale et de protéger d’innocentes populations civiles. Certes, le haut commandement des forces armées centrafricaines prend constamment la température de la situation mais le gouvernement est toujours préoccupé par la formation et le recyclage des forces spéciales destinées à l’éradication totale de l’insécurité dans l’ensemble du pays. 
Soupçons et Inquiétudes. 
Alors, comment expliquer que ces bandes armées, soupçonnées en partie d’origine extérieure, continuent à sévir sans inquiétude dans les zones aussi vastes que Ndélé, Birao, Batangafo, Bouca, Bakala, Dékoa et jusqu’à l’intérieur des terres méridionales du Sud-Ouest centrafricain sans être interceptées et mises hors d’état de nuire ? 
Comment justifier les pertes répétées en vies humaines dans les rangs de nos FACA qui devraient, pourtant être en vigilance permanente dans ces contrées ? Quelles sont les stratégies mises en œuvre par le gouvernement pour contrer ces multiples infiltrations rebelles jusqu’au cœur même de notre pays ? 
Comment répondre à la vive indignation de nos compatriotes des zones rurales qui ne comptent que sur leurs forces nationales  de défense et de sécurité constamment exposées aux balles des fossoyeurs de la République ? 
En tout cas, avec bienveillance et compassion, nous avons le devoir de faire la lumière sur ces macabres agressions persistantes qui pèsent gravement sur le processus électoral en cours en République Centrafricaine dont la date est reportée sine die en ce qui concerne notamment le recensement général, l’établissement des listes électorales et des opérations électorales transparentes, libres, crédibles et acceptables. 
A Bangui, quelques experts de la police suggèrent des stratégies de déguisement et de mobilité par petits groupes opérationnels dans les zones et les villages exposés aux attaques-éclair de la LRA de la sanguinaire Joseph Kony, avec la complicité bien entendu des populations locales pour tenter de vaincre ces incursions à l’Est du pays. Ces quelques interrogations ne sont pas le fruit de cogitation de stratèges antiguérilla. 
Elles sont plutôt destinées à poser de graves et sérieux problèmes sur l’état sécuritaire de la RCA à la veille des prochaines consultations populaires en 2010 que tout le monde attend pour consolider la fragile démocratie centrafricaine. 
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