URGENT : Birao aux mains des rebelles

Publié le par CENTRAFRIQUE EN LIGNE

2172.jpgCe mercredi, dès le milieu de la matinée, des combats intenses ont opposé à Birao (nord de la Centrafrique, chef-lieu de la province de la Vakaga) les Forces Armées Centrafricaines (FACA) à des rebelles qui pourraient appartenir à la CPJP (Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix), et à d'autres groupes de moindre importance, on évoque notamment le concours de mercenaires tchadiens du FPRN d'Adoum Yacoub Kougou ou bien encore de rebelles soudanais du JEM (islamistes) ainsi que du SLA (indépendantistes sud-soudanais). Par ailleurs, il nous semble non dénué d'esprit de signaler à nos lecteurs que le beau-fils de Charles Massi, Eric Nerris Massi, a été aperçu parmi les assaillants. Depuis ce matin, des centaines d'hommes armés de mitraillettes et autre matériel lourd, arrivés par avion d'une destination inconnue (qui pourrait être le Darfour) ont pris un à un les quartiers de la ville de Birao, qu'ils ont méthodiquement pillé et saccagé, contraignant les FACA à se retirer à une dizaine de kilomètres à l'extérieur de la ville pour mieux préparer la contre-offensive. Les pertes chez les Forces armées centrafricaines sont assez importantes, du fait de la violence inouïe de l'attaque. La population, quant à elle, se terre dans les forêts et les marais qui entourent la ville.

 

Cette attaque n'est qu'un crime de plus à ajouter à la longue série des forfaits déjà commis par ces prétendus rebelles. Ces derniers n'ont qu'un seul objectif, qu'un seul but : mettre la République Centrafricaine à genoux, et ce par tous les moyens possibles. Le gouvernement centrafricain ne saura tolérer plus longtemps cet affront et une contre-attaque est déjà en cours pour reprendre la ville de Birao sous les ordres du Général Mazi, chef d'Etat-Major de l'Armée Centrafricaine et ancien préfet de Ndélé. Il nous faut une fois de plus faire reposer toute notre confiance sur notre armée nationale pour que la préfecture de la Vakaga retrouve un tant-soit-peu de sérénité. La récompense sera à la hauteur de sa vaillance.


Quoi qu'il en soit, dès la fin de cette opération, d'aucun devra s'interroger sur la réelle volonté des mouvements politico-militaires tels que le CPJP de désarmer et de réintégrer la vie civile centrafricaine dans le cadre du processus DDR, préalable indispensable à la tenue d'élections libres sur l'intégralité du territoire de la République Centrafricaine le 23 janvier prochain. Dans le cas contraire, peut-être conviendrait-il, comme le préconisent certains, de mettre en place des mesures draconiennes afin d'éradiquer définitivement le fléau des mouvements politico-militaires et de ces mercenaires étrangers qui écument le territoire centrafricain. Le gouvernement du général d'armée François Bozizé Yangouvonda ne saurait tolérer plus longtemps que des civils et des militaires centrafricains soient la cible de quelques bandits avides de rapines et de meurtres.

 

Robert Wali

Rédaction Centrafrique En Ligne

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