Centrafrique: la ville de Birao sécurisée après les combats du 18 juillet

Publié le par CENTRAFRIQUENLIGNE

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BANGUI — La ville de Birao, dans le nord de la Centrafrique, est désormais "entièrement" sécurisée après les affrontements qui y ont opposé le 18 juillet militaires et rebelles, a affirmé le ministre de la Défense dans un communiqué reçu vendredi par l'AFP.

"L'attaque contre les positions des forces armées centrafricaines (Faca) à Birao a été lancée par la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix, rébellion) et l'aile dissidente du MLCJ (Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice, ex-rébellion)", a indiqué le ministre Jean-Francis Bozizé dans ce texte daté de jeudi.

"A l'heure qu'il est, les Faca contrôlent entièrement la situation, après une vaste opération de ratissage qui a permis de dénombrer 13 tués dans les rangs de l'ennemi et de récupérer des armes et de multiples effets militaires", a-t-il déclaré.

Cette attaque a fait 16 morts au total, avec la mort d'un militaire et de deux membres de groupes d'autodéfense, selon une source militaire.

Le ministre a dénoncé le choix par les rebelles "de la voie du durcissement" alors que le pays, engagé dans un processus de paix, exécute un programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-rebelles.

Le MLCJ, signataire d'un accord de paix avec Bangui, participe à ce processus, la CPJP a été invitée par plusieurs interlocuteurs "à rejoindre la table des négociations dans le cadre du processus de paix", a-t-il souligné.

Une délégation gouvernementale conduira "une mission de bons offices (...) à Ndélé, dans le nord-est, fief de la CPJP, pour envisager la poursuite des opérations", a-t-il annoncé sans préciser de date.

L'armée "est plus que jamais déterminée à maintenir la sécurité dans toutes les régions du pays et à assurer par tous les moyens, les succès des prochaines élections" présidentielle et législatives, a-t-il averti.

Ces scrutins ont été repoussés à deux reprises cette année, notamment pour permettre d'améliorer la situation sécuritaire. La commission électorale a proposé d'organiser le vote le 24 octobre, date non encore validée par le président François Bozizé, candidat à sa réélection.

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