Sénégal : les raisons secrètes du revirement d'Abdoulaye Wade

Publié le par CENTRAFRIQUE EN LIGNE

La reculade du président sénégalais, Abdoulaye Wade- qui a ordonné le retrait du projet de loi instituant le ticket de vice-présidence face à l'insurrection populaire le 23 juin dernier à Dakar et à l'intérieur du pays,  commence à révéler ses secrets. Le Mossad et les services secrets sénégalais ont joué leur partition dans l'ombre. 

Le locataire de Roume s'est finalement plié aux notes des services secrets sénégalais et particulièrement à celles du Mossad. Après seulement quelques heures du début du soulèvement populaire dans la matinée du 23 juin. 
   
Selon une source sécuritaire, contactée par Les Afriques, ce sont les services sénégalais de renseignement,  sur le qui-vive depuis des jours,  qui ont briefé le président Abdoulaye Wade de retirer son projet de loi et non les chefs religieux comme annoncé par le ministre sénégalais de la Justice, Cheïkh Tidiane Sy. « Nous étions en face d’une situation grave et ces mouvements de contestation étaient déterminés à aller jusqu’au bout, quitte à brûler le palais. Nous l’avions dit au président. Il y avait deux logiques : éviter le pire ou l’abîme.»,  commente notre source.
 Le chef de l’Etat sénégalais, qui tenait à diversifier ses canaux de renseignements s’est appuyé sur le Mosad (services secrets israéliens) via leur succursale à Dakar. Laquelle a joué aussi sa partition en surveillant de très près le corridor du palais et les chancelleries diplomatiques. Des agents du Mossad ont échangé avec le président sénégalais  sur les graves risques de ce projet de réforme, nous a révélé une source diplomatique.

 abdoulaye wade
 
Sur un autre registre, le chef de l'Etat sénégalais a poussé les pions jusqu'à faire intervenir des missi dominici bien introduits dans la sphère médiatique parisienne.
 
Selon des informations parvenues à Les Afriques,  alertés à la veille par leurs hautes hiérarchies, les médias français proches du Quai d’Orsay et de l’Elysée,  respectivement RFI et France 24, ont opté de tout faire pour ne pas saper l’image du président Wade. Un casting forcé qui leur est tombé là dessus dit-on. 
Seule la chaine en continu France 24, au fil des événements,  s’est résolument décider d’ouvrir une brève sur le Sénégal.
Pour rappel, ce mouvement de contestation populaire qui a mûri -en dehors des cercles politiques classiques- a été porté par le mouvement social « Y’en a marre », déterminé à lutter contre l’arrogance Wadienne et l’oligarchie politico-affairiste. Les Sénégalais découvrent subitement à travers « Y 'en a marre », un nouveau faiseur roi des politiques.

Source : les Afriques

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